La Société des réalisateurs a présenté cette année, en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, un film d’animation à petit budget réalisé par un trentenaire danois inconnu hors de son pays (où il est dessinateur pour un quotidien). L’engouement suscité lors de la diffusion de Princess a permis a Anders Morgenthaler de vendre et distribuer son film, un pamphlet anti-porno qui agit comme une véritable gifle. Car le jeune homme a une idée très précise de ce business : “Pour aimer regarder un film porno, il faut soit être très stupide, soit faire abstraction qu’il s’agisse d’êtres humains”. Un avis que je ne partage évidemment pas vous vous en doutez ! Le porno fait partie intégrante de la sexualité. Pourquoi regarder un film X, réalisé entre personnes adultes consentantes, serait-il aliénant pour le spectateur ? Et puis, il n’y a pas de mal à se faire du bien, non mais !

Mais, revenons un instant sur le scenario du film. August un jeune prêtre, vient de récupérer Mia, 5 ans, la fille de sa soeur Christina, jeune mère star du porno, plus connue sous le nom de Princess, et tout juste morte d’une overdose (forcément toutes les actrices porno se droguent c’est bien connu !). Quand il se rend compte que la petite fille a elle aussi été victime de ce milieu, August part venger la mémoire de sa défunte soeur. Et ce sera sanglant. Bref, un bon film d’animation à voir, même s’il manque d’objectivité et caricature davantage qu’il ne décrit l’industrie de la pornographie.
via Metro